L'image, mythique, a fait le tour du monde : au cinquième jour de la sanglante bataille d'Iwo Jima, cinq Marines et un infirmier de la Navy hissent ensemble le drapeau américain au sommet du Mont Suribachi, tout juste repris aux Japonais.
Pour ces hommes, ce n'est peut-être qu'un geste banal, un moment parmi d'autres de la Guerre du pacifique. Mais au pays, l'image de ces hommes unis face à l'adversité revêt d'emblée une dimension héroïque. En l'espace de quelques jours, elle devient légendaire. Elle captive le peuple américain, las d'une guerre interminable, et lui donne des motifs d'espérer.
Pour mettre à profit cet engouement, les trois "porte-drapeaux" sont rapatriés, érigés en héros et livrés à l'admiration des foules. Leur nouvelle mission : servir leur pays en vendant les précieux Bons qui financent l'effort de guerre.
Le laconique John "Doc" Bradley, le timide Amérindien Ira Hayes et le fringant Rene Gagnon, qui n'ont encore jamais tiré un coup de feu, se prêtent au jeu avec un dévouement exemplaire. Ils sillonnent sans relâche le pays, serrent des milliers de mains et prononcent des allocutions. Mais, en leur for intérieur, une autre bataille se livre. Séparés de leurs frères d'armes, ces trois jeunes n'oublieront jamais le sable noir d'Iwo Jima, les drames, les sacrifices consenti, et le sang répandu sur cette terre lointaine.
Mémoires de nos pères et Lettres d'Iwo Jima sont deux films constituant une démarche unique dans l'histoire du cinéma. Avec ces deux oeuvres, Clint Eastwood a recréé la Bataille d'Iwo Jima du point de vue américain (Mémoires de nos pères - 25 octobre 2006) et du côté japonais (Lettres d'Iwo Jima - 1er trimestre 2007) afin de démontrer qu'au-delà des armes, cette guerre a été également un choc des cultures.
Voici ce qu'un de mes amis cinéphile en a pensé....
MEMOIRES DE NOS PERES de Clint EASTWOOD est la première partie d'un dyptique dont la seconde partie sortira au début de l'année 2007 et que j'attends avec IMPATIENCE !
Sur un minuscule confetti volcanique perdu en plein pacifique va se jouer en pleine Seconde Guerre Mondiale un des tournants décisifs de l'engagement du peuple américain.
L'île d'Iwo Jima (Je vous laisse découvrir ce que veut dire le nom en japonais...) est un bout de terre noire et plat de 8 km sur 4. à son extrémité sud, les restes du volcan, le Mt Suribachi, avec des falaises abruptes. Les avions de reconnaissances y ont repéré des pistes d'aviation et quelques postes munis de gros canons sur les falaises mais aucune grosses installations militaires alors que l'emplacement de l'île est stratégique. Personne ne comprend pourquoi.
Cette question, des milliers d'hommes, dont certains à peine sortis de l'adolescence, qui vont y débarquer vont y répondre, parfois au prix de leurs vies.
Parmi eux, John "Doc" Bradley (Ryan "SEX INTENTION" "WAY OF THE GUN" PHILIPPE), Ira hayes (Adam "WINDTALKERS" BEACH) et René Gagnon (Jesse "TOP CHRONOS" "SWINFAN" BRADFORD, le vrai jumeau du Alex de BUFFY), vont être involontairement mêlés aux manigances propagandistes de l'état-major US à cause (grâce à ?) une photo demeurée mondialement célèbre et montrant un groupe de marines installant la bannière étoilée au sommet du mont Suribachi...
C'est l'histoire de cette photo, des évênments qui l'ont accompagnée et de ces conséquences que va nous conter le film à travers ces trois soldats.
EASTWOOD reste EASTWOOD et même si ce film n'est pas le plus original et le meilleur de sa carrière, il est largement au-dessus de la mêlée.
Pourtant, on ne peut s'empêcher de penser au IL FAUT SAUVER LE SOLDAT RYAN de Steven SPIELBERG (Ici co-producteur au côté d'EASTWOOD, chacun via sa maison de production personnelle) durant toutes les séquences sur l'île. Même cinématographie en caméra portée et images déssaturées et hachées. Comme si les deux hommes voulaient unir les deux oeuvres.
Ce qui me fait attendre le second volet, alors que celui-ci se suffit à lui seul dans son récit propre, c'est qu'il présentera la bataille d'Iwo Jima telle que vécu du côté japonais. Certaines séquences de ce premier volet laissent des personnages "disparaître" et il paraît évident que la version "japonaise" devrait nous expliquer en partie leur sort, tel qu'on ne le découvre pas vraiment ici...
Je demeure flou volontairement, vous comprendrez en voyant le film.
Le film a été adapté d'une enquète et d'un récit fait par le fils d'un des trois soldats qui n'a découvert la vérité qu'à la mort de son père.
C'est très bien joué et filmé (Qui en doutait ?). A part les 3 acteurs sus-cités, vous en retrouverez plein d'autres comme Robert "TERMINATOR 2" PATRICK, Paul "FAST & FURIOUS" WALKER ou même le Mister Parker du CAMELEON : Harvey PRESNELL...
Ca dure quasiment 2 heures 15 mais on ne les sent pas passer.
Certaines scénes sont TRES DURES, parfois plus que dans LE SOLDAT RYAN, mais comme pour celui-ci, comment reprocher au réal d'essayer de montrer au plus juste l'horreur que tant ont vécue ?
A voir absolument, ne serait-ce que pour entendre enfin une vraie définition objective de la notion de "héros", débarassée de son carcan propagandiste.
Restez jusqu'à la fin du générique si vous voulez profiter des vraies photos prises à l'époque et voir les vraies visages de ceux dont l'histoire est racontée. Mais je pense que vous le ferez peut-être de vous-même, comme tous les spectateurs présents dans la salle avec moi. c'est la première fois depuis des lustres que je ne vois personne sortir avant la fin totale du générique. Une marque de respect pour la Mémoire peut-être...
Ca donne envie! Non?
Stickay - l'As des Coyotes
I am the Meilleure (comme dirait Léonard dans la BD du même nom)